Europe Archive

  • L’année passée, j’ai enfin eu l’occasion de pénétrer dans les catacombes de la capitale. En fait, j’y est carrément passé la nuit entière. Une expérience mémorable ! Je ne vous parle pas là des Catacombes officiels, l’ancien ossuaire municipal, que vous pouvez visiter près de Denfert Rocherau. Non, il s’agit ici du vaste réseau souterrain de Paris qui chaque soir se peuple d’une faune hétéroclite. Les carrières souterraines de Paris sont un ensemble d’anciennes carrières souterraines reliées entre elles par des galeries d’inspection. L’ensemble des galeries représente une longueur d’environ 280 kilomètres ! Elles sont interdites au commun des vivants par un arrêté préfectoral de 1955. Ce qui n’empêche pas à toute une population cataphiles de s’y retrouver chaque soir et notamment le week-end. C’est alors parfois un jeu de cache cache avec les agents chargés de verbalisé les contrevenants d’une amande de 35 euros. Au demeurant, vu leur effectif, vous avez peu de chance de les croiser… Des entrées discrètes ou cachées y conduisent. De moins en moins car les autorités en on condamné beaucoup. Ce soir là, c’est par une entrée bien connue située vers Alésia que je vais donc pénétrer pour la première fois sous le ventre de Paris. Je suis avec un petit groupe d’habitués qui sont pourvus de cartes complètes du réseau. Indispensable sous peine de vous perdre…Il faut dire que les galeries se ressemblent toutes. Parfois, une plaque de rue indique où l’on se trouve par rapport à la surface. Cela dit, si vous ne savez pas où est la sortie la plus proche, cela ne vous avancera pas beaucoup de savoir que vous êtes dans le Vème arrondissement… Rien que l’accès à l’entrée est une ballade qui vaut le détour. En effet, celle-ci se situe sous un tunnel ferroviaire de l’ancienne voie désaffectée ceinturant Paris. Déjà, on se sent ailleurs. L’entrée, étroite, débouche sur une première galerie tout aussi étroite et basse. Il faut que je me courbe à moitié sur de longs mètres. Les suivantes sont inondées par 50cm d’eau. Heureusement, cela s’améliore et ma foie, j’apprécie de plus en plus cette sortie nocturne.  Les galeries sont très humides, voir en partie inondés pour certaines. Lampe Petzel et bottes sont l’équipement de base du cataphile. Parfois, une galerie conduit à une vaste salle où des groupes pique nique. L’ambiance est très conviviale, il est facile de se joindre à d’autres groupes. Les murs de...

    Catacombes et carrières de Paris: un autre voyage

    L’année passée, j’ai enfin eu l’occasion de pénétrer dans les catacombes de la capitale. En fait, j’y est carrément passé la nuit entière. Une expérience mémorable ! Je ne vous parle pas là des Catacombes officiels, l’ancien ossuaire municipal, que vous pouvez visiter près de Denfert Rocherau. Non, il s’agit ici du vaste réseau souterrain de Paris qui chaque soir se peuple d’une faune hétéroclite. Les carrières souterraines de Paris sont un ensemble d’anciennes carrières souterraines reliées entre elles par des galeries d’inspection. L’ensemble des galeries représente une longueur d’environ 280 kilomètres ! Elles sont interdites au commun des vivants par un arrêté préfectoral de 1955. Ce qui n’empêche pas à toute une population cataphiles de s’y retrouver chaque soir et notamment le week-end. C’est alors parfois un jeu de cache cache avec les agents chargés de verbalisé les contrevenants d’une amande de 35 euros. Au demeurant, vu leur effectif, vous avez peu de chance de les croiser… Des entrées discrètes ou cachées y conduisent. De moins en moins car les autorités en on condamné beaucoup. Ce soir là, c’est par une entrée bien connue située vers Alésia que je vais donc pénétrer pour la première fois sous le ventre de Paris. Je suis avec un petit groupe d’habitués qui sont pourvus de cartes complètes du réseau. Indispensable sous peine de vous perdre…Il faut dire que les galeries se ressemblent toutes. Parfois, une plaque de rue indique où l’on se trouve par rapport à la surface. Cela dit, si vous ne savez pas où est la sortie la plus proche, cela ne vous avancera pas beaucoup de savoir que vous êtes dans le Vème arrondissement… Rien que l’accès à l’entrée est une ballade qui vaut le détour. En effet, celle-ci se situe sous un tunnel ferroviaire de l’ancienne voie désaffectée ceinturant Paris. Déjà, on se sent ailleurs. L’entrée, étroite, débouche sur une première galerie tout aussi étroite et basse. Il faut que je me courbe à moitié sur de longs mètres. Les suivantes sont inondées par 50cm d’eau. Heureusement, cela s’améliore et ma foie, j’apprécie de plus en plus cette sortie nocturne.  Les galeries sont très humides, voir en partie inondés pour certaines. Lampe Petzel et bottes sont l’équipement de base du cataphile. Parfois, une galerie conduit à une vaste salle où des groupes pique nique. L’ambiance est très conviviale, il est facile de se joindre à d’autres groupes. Les murs de…

  • Ou comment transformer un cimetière en un lieu où l’art et l’humour se conjuguent. Un cimetière joyeux à Sapanta A l’extrême nord des Maramures, tout près de la frontière ukrainienne, il existe un village du nom de Sapânta, célèbre pour son cimetière unique au monde. Une multitude de croix de bois aux couleurs éclatantes conte aux visiteurs un demi-siècle de la vie du village. Qualifié de « joyeux », ce cimetière est en grande partie l’oeuvre de Ion Stan Patras (1909-1977), un des sculpteurs du village. Pendant de nombreuses années, il a ainsi consacré sa vie aux morts en leur confectionnant un hommage personnalisé. Pour chacun, une petite scène en bas-relief représente un des traits majeurs de l’individu ou les circonstances de sa mort. En dessous, une épitaphe complété le dessin, souvent avec humour et tendresse. Les tombes de Sapanta: de l’art En fait, la vue de certaines tombes suscitent bien souvent de la tristesse à l’image de cette petite fille tuée par une voiture et dont on peut lire la plaque d’immatriculation. Ou encore de ce soldat de la Première Guerre mondiale tué en Italie et qui laisse une veuve et trois enfants. Le sculpteur a traduit dans un court poème la tristesse des vivants et les réalités parfois dure de la vie des défunts. Exemples d’épitaphes:  » Ici, c’est moi qui repose Pop Grigore est mon nom J’ai aimé le tracteur Et me consoler avec l’alcool Triste j’ai toujours vécu Car mon père m’a quitté petit Ce fut peut-être mon destin J’ai vite quitté la vie La mort me prit jeune, A 33 ans. «   » Ici repose Dumitru Holdis Il a vécu 45 ans et il est Mort de mort forcée en 1958 «  Avant sa mort, Ion Stan avait préparé sa propre croix qui se situe face à l’entrée de l’église. Depuis, un de ses apprentis continue son œuvre. Recherches qui ont permis de trouver cet article:cimetière joyeuxcimetiere joyeux roumain exempleen roumanie le cimetierele cimitiere joyeux epitaphes

    Roumanie : le cimetière joyeux de Sapanta

    Ou comment transformer un cimetière en un lieu où l’art et l’humour se conjuguent. Un cimetière joyeux à Sapanta A l’extrême nord des Maramures, tout près de la frontière ukrainienne, il existe un village du nom de Sapânta, célèbre pour son cimetière unique au monde. Une multitude de croix de bois aux couleurs éclatantes conte aux visiteurs un demi-siècle de la vie du village. Qualifié de « joyeux », ce cimetière est en grande partie l’oeuvre de Ion Stan Patras (1909-1977), un des sculpteurs du village. Pendant de nombreuses années, il a ainsi consacré sa vie aux morts en leur confectionnant un hommage personnalisé. Pour chacun, une petite scène en bas-relief représente un des traits majeurs de l’individu ou les circonstances de sa mort. En dessous, une épitaphe complété le dessin, souvent avec humour et tendresse. Les tombes de Sapanta: de l’art En fait, la vue de certaines tombes suscitent bien souvent de la tristesse à l’image de cette petite fille tuée par une voiture et dont on peut lire la plaque d’immatriculation. Ou encore de ce soldat de la Première Guerre mondiale tué en Italie et qui laisse une veuve et trois enfants. Le sculpteur a traduit dans un court poème la tristesse des vivants et les réalités parfois dure de la vie des défunts. Exemples d’épitaphes:  » Ici, c’est moi qui repose Pop Grigore est mon nom J’ai aimé le tracteur Et me consoler avec l’alcool Triste j’ai toujours vécu Car mon père m’a quitté petit Ce fut peut-être mon destin J’ai vite quitté la vie La mort me prit jeune, A 33 ans. «   » Ici repose Dumitru Holdis Il a vécu 45 ans et il est Mort de mort forcée en 1958 «  Avant sa mort, Ion Stan avait préparé sa propre croix qui se situe face à l’entrée de l’église. Depuis, un de ses apprentis continue son œuvre. Recherches qui ont permis de trouver cet article:cimetière joyeuxcimetiere joyeux roumain exempleen roumanie le cimetierele cimitiere joyeux epitaphes

  •   Dans l’extrême nord de la Roumanie, il existe une vallée qui conserve encore nombre de ces traitions paysannes. Un endroit de Roumanie qui reste un de mes favoris. Un lieu magique…   La vallée de l’Iza, Maramures Située dans les Maramures, la vallée de l’Iza doit aux montagnes des Carpates sont isolement longtemps protecteur qui lui a valu de conserver une véritable civilisation du bois.     Sur plusieurs dizaines de kilomètres, un chapelet de villages s’égrène le long de la vallée. Vadu Izei, Oncesti, Nanesti, Leud, Rozavlea…Certains de ces villages s’étirent sur plusieurs kilomètres. Ici, dans les Maramures, le bois est partout présent : maisons, églises, portails…Devant chaque maison, un imposant portail en bois richement sculpté. Des motifs symboliques l’ornent, tel le soleil qui représente la vie. Il marque la limite entre le monde domestique et le monde extérieur, chargé de périls. Sur le seuil, on déposait autrefois argent ou eau bénite contre les maladies. Bref, une fonction magique lui était conférée.     La vallée de l’Iza: une terre de tradition en Roumanie La religion orthodoxe est très présente en Roumanie et encore plus dans les Maramures. Lors du rattachement à la Hongrie au 19ème siècle, la population se replia autour de ses églises. Celles-ci sont impressionnantes car entièrement en bois. Le monastère de Barsana en est l’exemple le plus spectaculaire. Datant de 1391, cet ensemble de plusieurs églises a été entièrement reconstruit en bois.   Dans cette campagne d’Europe, le mode de vie rural domine encore largement, loin de la frénésie occidentale. De multiplies traditions perdurent comme cette coutume qui veut qu’une jeune fille cherchant à se marier l’affiche clairement en suspendant des casseroles sur les branches d’un arbre. Les villages sont grouillants de vie, surtout en ce mois de juillet. L’heure est en effet aux travaux des champs.     Les Maramures: une des plus belles régions de Roumanie Les paysages respirent l’abondance dans la vallée de l’Iza.Comme partout ailleurs dans les Maramures. Les versants sont savamment exploités tandis que les hauteurs sont recouvertes de forêts. Ours et loups y sont encore nombreux. Nous croisons des roulottes chargées de foin revenant des champs. Une journée se termine dans la vallée de l’Iza. Sacel en est le dernier village.   Le temps semble s’être arrêté dans la vallée de l’Iza. Mais pour combien de temps encore ? Car la Roumanie change à grande vitesse. Je suis passé dans...

    Roumanie: Les merveilles de la vallée de l’Iza

      Dans l’extrême nord de la Roumanie, il existe une vallée qui conserve encore nombre de ces traitions paysannes. Un endroit de Roumanie qui reste un de mes favoris. Un lieu magique…   La vallée de l’Iza, Maramures Située dans les Maramures, la vallée de l’Iza doit aux montagnes des Carpates sont isolement longtemps protecteur qui lui a valu de conserver une véritable civilisation du bois.     Sur plusieurs dizaines de kilomètres, un chapelet de villages s’égrène le long de la vallée. Vadu Izei, Oncesti, Nanesti, Leud, Rozavlea…Certains de ces villages s’étirent sur plusieurs kilomètres. Ici, dans les Maramures, le bois est partout présent : maisons, églises, portails…Devant chaque maison, un imposant portail en bois richement sculpté. Des motifs symboliques l’ornent, tel le soleil qui représente la vie. Il marque la limite entre le monde domestique et le monde extérieur, chargé de périls. Sur le seuil, on déposait autrefois argent ou eau bénite contre les maladies. Bref, une fonction magique lui était conférée.     La vallée de l’Iza: une terre de tradition en Roumanie La religion orthodoxe est très présente en Roumanie et encore plus dans les Maramures. Lors du rattachement à la Hongrie au 19ème siècle, la population se replia autour de ses églises. Celles-ci sont impressionnantes car entièrement en bois. Le monastère de Barsana en est l’exemple le plus spectaculaire. Datant de 1391, cet ensemble de plusieurs églises a été entièrement reconstruit en bois.   Dans cette campagne d’Europe, le mode de vie rural domine encore largement, loin de la frénésie occidentale. De multiplies traditions perdurent comme cette coutume qui veut qu’une jeune fille cherchant à se marier l’affiche clairement en suspendant des casseroles sur les branches d’un arbre. Les villages sont grouillants de vie, surtout en ce mois de juillet. L’heure est en effet aux travaux des champs.     Les Maramures: une des plus belles régions de Roumanie Les paysages respirent l’abondance dans la vallée de l’Iza.Comme partout ailleurs dans les Maramures. Les versants sont savamment exploités tandis que les hauteurs sont recouvertes de forêts. Ours et loups y sont encore nombreux. Nous croisons des roulottes chargées de foin revenant des champs. Une journée se termine dans la vallée de l’Iza. Sacel en est le dernier village.   Le temps semble s’être arrêté dans la vallée de l’Iza. Mais pour combien de temps encore ? Car la Roumanie change à grande vitesse. Je suis passé dans…