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IVCAST 61 : Avec les ZED, une famille de digital nomad !

Les ZED sont une famille de digital nomad. Depuis quelques années, il parcourt l’Europe.

 

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Liens cités

Les ZED : leur blog.

 

Merci d’avoir écouté !

Devenir digital nomad ? Premier pas avec cette vidéo :

 

Transcription

Fabrice :          Bonjour et bienvenue !

Clémence :      Bonjour !

Maxime :        Bonjour Fabrice !

Fabrice :          Alors, vous êtes une famille de Digital Nomad. D’ailleurs, vous racontez un peu votre aventure sur votre blog. Donc, tu me rappelles l’adresse ?

Maxime :        C’est leszed.com

Fabrice :          Voilà. Pourquoi ce nom d’ailleurs ?

Maxime :        C’est un diminutif de notre nom de famille, une sorte de pseudo en fait. Beaucoup d’amis nous appelaient comme ça, on était les ZED.

Fabrice :          Très bien. Alors vous avez une petite fille, c’est ça ?

Clémence :      Oui, Chloé.

Fabrice :          Chloé que vous avez embarquée avec vous sur les routes depuis 2014 ?

Maxime :        Voilà, elle avait deux ans à notre départ et aujourd’hui…

Clémence :      Deux ans et demi.

Maxime :        Deux ans et demi et aujourd’hui elle vient de fêter ses six ans.

Fabrice :          Oui d’accord, six ans.

 

D’une vie de famille normale à une vie nomade

Fabrice :          Question un peu classique pour revenir aux origines, qu’est-ce qui a motivé ce changement de mode de vie ? Qu’est-ce que vous faisiez avant ? Vous étiez posé dans un pavillon, en banlieue, avec les CDI, etcetera.

Clémence :      Avant de partir, oui effectivement, on était dans une maison dans les environs de Lyon. J’étais en poste infirmière à mi-temps, Maxime avait sa boîte, donc il bossait à temps plein à l’extérieur. Puis, plein de raisons à ce changement de vie. Les raisons principales, pour ne pas passer trop de temps, on a toujours été passionnés du voyage. Depuis qu’on se connaît avec Max, on a toujours fait en sorte de beaucoup voyager. Après, on avait toujours cette frustration de partir seulement quelques semaines dans l’année. On bossait toute l’année pour partir deux ou trois semaines dans l’année. On a toujours eu cette envie de découvrir le monde, sa variété, sa richesse, d’aller à l’encontre des autres modes de vie, les autres fonctionnements, des autres personnes. On avait une envie aussi de sortir de la routine, métro-boulot-dodo, changer de vie.

On voulait aussi, il y a eu principalement la naissance de notre fille qui a pas mal tout chamboulé, on la voyait grandir et on voulait vraiment vivre des moments intenses en famille, donc avec notre fille, et la voir grandir et pouvoir vivre des choses, enfin de ne pas avoir de regret plus tard, ne pas se dire à 18 ans qu’on ne l’avait pas vu grandir et qu’on n’avait rien fait avec elle quoi. Puis surtout aussi, je pense que ce qui a beaucoup influencé, on a été expatrié deux ans et demi en Espagne, Chloé est née là-bas. Le fait déjà de partir et d’avoir été expatriés quelque part, donc de tout perdre en fait, perdre tous ses repères, l’éloignement avec la famille, les amis, finalement, on appréhendait énormément et on a beaucoup aimé. On a dû se dépasser, on a dû aller à l’encontre des autres, apprendre une nouvelle langue et on a beaucoup aimé cette expérience. Quand on est revenu, ça nous avait pas mal questionnés.

Maxime :        Tout ça c’était début 2014. Mais à peu près en cinq mois, on a réorganisé un peu notre vie pour pouvoir devenir vraiment une famille Nomad Digital. Donc on a vendu la maison, les meubles, tout ça pour vraiment avoir qu’une seule vie, la vie nomade, à financer, pour pouvoir vivre et voyager qu’avec nos revenus mensuels. Donc, il ne faut pas avoir un crédit pour acheter une maison en parallèle.

Fabrice :          Si tu peux, mais tu peux louer la maison ou…

Maxime :        Oui tu peux, tu as d’autres moyens effectivement. Après, c’était pour une liberté d’esprit qu’on a préféré tout vendre pour ne plus avoir à s’en occuper.

Clémence :      On ne voulait pas de contrainte sur place.

Maxime :        Voilà. Donc, on a organisé aussi nos vies qui passe par la dématérialisation de beaucoup de choses, scanner les papiers, passer par des systèmes de courrier à l’étranger, on scannait les photos pour les petits souvenirs. Puis, l’organisation aussi du travail parce que le but, c’est de continuer quand même à travailler en voyageant. Donc, organiser mon activité pour que ça puisse se faire à distance. Donc, c’est passé par l’automatisation d’une partie, simplifier une autre, trouver un autre métier.

Fabrice :          Mais toi Max, tu avais déjà donc une boîte, donc tu étais déjà entrepreneur ?

Maxime :        Oui, tout à fait, je suis entrepreneur, donc je travaille sur internet bien sûr, ce qui facilite beaucoup cette vie dans le système.

Fabrice :          Donc, tu avais la même activité, tu n’as pas changé au niveau de l’activité ?

Maxime :        Non, je n’ai pas changé. J’ai changé un peu l’organisation du travail mais je n’ai pas changé d’activité. J’ai une petite entreprise, je suis un éditeur de site internet. Donc, je suis le fondateur et le gérant de deux sites des magazines en ligne, un site masculin et un site de voyage justement. Et j’ai un seul employé qui m’aide dans ce travail, qui est également en télétravail et on a quand même aussi notre petit blog perso dont on parlait tout à l’heure, qui prend de plus en plus d’ampleur. Cette partie, Clém m’aide un petit peu à gérer toute la partie par exemple des réseaux sociaux.

Fabrice :          D’accord. Donc, toi, tu as surtout fait, pour passer comme ça, pour changer une mode de vie, tu as surtout fait un travail d’automatisation, de simplification.

Maxime :        Oui, tout à fait. J’étais web entrepreneur depuis plusieurs, je ne sais pas, depuis dix ans, voire quinze ans. Je gérais des boîtes où on était plus de dix employés avec le bureau. Donc, déjà pour pouvoir faire ce projet, ça a été de simplifier, de ne plus avoir de locaux, d’avoir qu’un seul employé, des choses comme ça. Après, beaucoup passait par l’automatisation de pas mal de services, de processus pour gagner du temps et que les choses puissent se faire sans avoir ma présence physique obligatoire.

Fabrice :          D’accord. Tout à l’heure, Clém, tu parlais de… vous avez eu Chloé, vous aviez envie de passer plus de temps avec elle donc de partir, de voyager, puisque vous aviez aussi cette envie. J’allais dire, il y a beaucoup de gens qui ont un enfant, justement, pour qui le voyage, s’éloignent un peu en fait.

Clémence :      Oui. Alors nous, ce qui s’est passé comme beaucoup de personnes, on a eu notre fille. Seulement, ça demande beaucoup de temps et quand même de l’argent. Donc, on a été comme tout le monde, je dirais les 18 premiers mois de Chloé, on n’a pas voyagé et c’est quelque chose justement qui nous a énormément manqué, d’où ce projet-là parce qu’il y a eu un moment donné où on s’est dit mais on ne peut pas, ce n’est pas parce qu’on a eu un enfant justement qu’il faut arrêter de voyager et justement, il faut qu’on lui fasse découvrir le monde avec nous parce que nous le voyage, ce n’était pas possible que ça sorte de notre vie et il fallait que ça rentre dans notre vie et qu’on fasse profiter, qu’on partage ça avec notre fille, quoi.

Fabrice :          Justement, pour la scolarité, vous faites comment, à distance j’imagine ?

Clémence :      Oui. Alors, la scolarité, c’est un peu particulier. Comme on doit faire souvent des retours en France par rapport à ma santé, du coup ce qu’on a à peu près mis en place, mais il n’y a rien de régulier, il n’y a rien de stable, c’est tout en fonction de savoir comment ça se déroule. Donc Chloé, quand on est parti, elle avait deux ans et demi, donc il n’y avait pas ce problème de scolarité, on s’était dit qu’on verrait ça après. Donc, de ses trois ans jusqu’à ses six ans, c’est l’école qui n’est pas obligatoire, mais ils n’aiment pas trop, de ne pas savoir où est l’enfant. En fait, ce qui s’est passé, c’est comme on devait rentrer en France pour ma santé et que notre fille aime bien l’école quand même, on a à peu près fait moitié-moitié, en fait. Moitié, elle va à l’école, elle est scolarisée et moitié en fait en IEF, c’est moi qui lui fais l’école à la maison. Comme ça, ça nous laisse une liberté.

Fabrice :          D’accord. Tu peux continuer ça après ses six ans ?

Clémence :      Alors, après ses six ans, c’est obligatoire.

Fabrice :          C’est compliqué.

Clémence :      Voilà. C’est en pourparler mais il ne faudrait pas que ça dépasse plus de six mois en fait, il ne faut pas qu’on fasse des voyages plus de six mois mais des voyages un peu plus courts pour trois mois, quatre mois, ce serait négociable on va dire. Je ne voudrais pas m’avancer là-dessus.

Maxime :        On doit en discuter à la rentrée.

Fabrice :          Je pensais en fait que c’était vraiment possible parce que j’avais connu des familles qui étaient parties un an en tour du monde et qu’ils faisaient tout ça par correspondance, etcetera.

Clémence :      Alors, sur un an, tu peux parce qu’en fait, tu désinscris ton enfant de l’école et tu dis que c’est toi qui fais l’école. Mais quand tu ne veux pas la déscolariser dans notre cas, nous notre but, ce n’est pas de la déscolariser complètement parce qu’elle aime bien l’école quand même.

Maxime :        L’expérience de l’école est quand même enrichissante hein.

Clémence :      Voilà, ça apprend quand même des choses. Du coup, on ne veut pas la déscolariser. Quand tu ne veux pas la déscolariser, tu ne peux pas l’enlever de l’école plus de six mois.

Maxime :        Il faut choisir son camp.

Fabrice :          D’accord, oui, je n’avais pas compris, donc c’est tout ou rien quoi en gros.

Clémence :      Voilà. Soit tu la déscolarises complet, et du coup, pendant un an, tu fais ce que tu veux et soit tu dois la mettre à l’école mais après, il peut y avoir des… comment dire… Enfin, ça a à voir en fait, chaque cas et chaque école et la direction… enfin voilà, je pense cas par cas donc.

Maxime :        En tout cas, nous, on aime bien justement la moitié et moitié et Chloé est notre fille et justement, elle apprécie aussi avoir ces deux facettes de la scolarité, que ce soit à la maison à l’école, je crois. Justement, le challenge, ça va être de voir comment on peut organiser ça.

Clémence :      Continuer ça, oui.

Fabrice :          D’accord. Et c’est toujours dans la même école lorsqu’elle est scolarisée six mois, la moitié de l’année.

Clémence :      Alors au début, non. Et en fait, on a eu un petit coup de cœur pour le Pilat.

Maxime :        Le parc.

Clémence :      Le parc naturel du Pilat vers Lyon. Et du coup, en fait, l’école nous a beaucoup plu aussi parce qu’ils sont assez ouverts et notre projet leur a plu parce qu’on a été honnête dès le début. Du coup, ils sont assez ouverts. Il y a la directrice de l’école qui nous suit sur notre blog, les maîtresses de Chloé, on s’envoyait régulièrement des mails, enfin voilà donc.

Fabrice :          Parce que voilà, il faut trouver une directrice qui soit ouverte, qui accepte.

Clémence :      Voilà. Donc, nous, le Pilat nous plaît pour ça, c’est que l’école en tout cas ça se passe très bien et ils sont très ouverts sur notre projet donc ça compte, ça joue.

Fabrice :          Très bien.

 

Le parcours des Zed

Fabrice :          Alors, depuis 2014, vous êtes allés où tous les trois ?

Maxime :        Alors, déjà, on a été un peu limité parce qu’en fait, comme Clémence a une maladie chronique et a subi beaucoup d’opérations…

Clémence :      Oui… En fait, on a diagnostiqué ma maladie le jour où on a vendu notre maison. Donc, on avait prévu de partir, on n’avait pas de date de retour mais on avait prévu de partir en Asie. Comme je ne me sentais pas bien, on attendait quand même les médecins et heureusement pour nous du coup, on n’a pas pris de billet, on a rien, on s’est dit qu’on verra au dernier moment et quand on a appris ça et qu’on a su qu’il y aurait des opérations, des traitements lourds, on s’est dit qu’on n’allait peut-être pas prendre le risque de partir aussi loin si je devais être rapatrié d’urgence ou quelque chose comme ça. Donc, on s’est dit que ce n’était pas grave, l’Asie on le mettait de côté pour l’instant et qu’on allait rester en Europe parce que l’Europe c’était plus facile s’il y avait quoi que ce soit. Et puis on avait des cartes…

Maxime :        L’assurance maladie européenne au niveau de la santé d’un point de vue global.

Clémence :      Au niveau des traitements, si j’avais besoin qu’on m’envoie des traitements, c’était plus simple en fait. Donc par simplicité, on est resté en Europe.

Maxime :        Et en France aussi parce qu’il y a plein de choses à découvrir en France. Mais finalement, il y a plein de choses aussi à découvrir en Europe. Donc on voyage en Europe et en France mais du coup, on a eu l’occasion de faire beaucoup l’Espagne parce qu’on était expatriés en Espagne, c’était une façon de découvrir le pays autrement et puis, on sait parler espagnol maintenant. Donc, c’est plus facile de voyager quand on connaît la langue, c’est plus intéressant en tout cas pour les rencontres.

Clémence :      On est allé en Italie aussi, on a été deux fois.

Maxime :        En tout, on y a été deux fois.

Clémence :      On a fait cinq mois là-bas.

Maxime :        On a fait cinq mois là-bas. Et sinon, on a fait pas mal de grands spots européens comme Amsterdam, Londres, Porto, Lisbonne, Prague, voilà. Puis, France du coup, une grosse partie en Normandie, on a fait un gros trip en Normandie qui est magnifique. Pas mal aussi autour de la Région parisienne. Dernièrement là, on revient tout juste d’Auvergne, la région des volcans. Et puis, le parc naturel du Pilat en-dessous de Lyon qu’on ne connaissait pas avant de partir et qui a été une belle découverte et du coup dans lequel on revient régulièrement.

Fabrice :          Oui, c’est un beau parc situé tout près de mon village natal d’ailleurs, près d’Annonay. Mais vous avez raison, en Europe, il y a déjà beaucoup de destinations supers, notamment au sud, à l’est, où le prix et en plus où la vie est moins chère qu’en France. C’est plus cher qu’en Asie évidemment, mais ça reste quand même, surtout l’Europe de l’est, accessible à trois. Il y a en effet beaucoup de villes super sympas pour y rester. Alors, comment vous faites, vous restez en général plusieurs mois sur place ?

Clémence :      En fait, on change de logement tous les mois. Le premier voyage, on était parti quatre mois et demi et on changeait tous les mois de logement et de pays. Et en fait, on s’est rendu compte que vis-à-vis de la langue, vis-à-vis de plein de choses, ça nous avait… Et puis, par rapport au travail, par rapport à notre fille, par rapport à moi, ça nous avait quand même pas mal fatigué. Donc, maintenant, ce qu’on fait, c’est qu’on vise un pays et on bouge dedans plusieurs mois. Mais en général, on prend les logements un mois.

Maxime :        Un mois, c’est une question surtout budgétaire puisqu’en général, on arrive beaucoup mieux à négocier des locations. Et comme on doit financer notre voyage avec nos revenus mensuels qui ne sont pas énormes, ça nous permet d’avoir des tarifs qui correspondent à notre budget.

Fabrice :          D’accord. Sur Airbnb ou pas forcément ?

Clémence :      Sur Airbnb, des gîtes, enfin, ça dépend.

Maxime :        Une grosse partie sur Airbnb. Mais après, on utilise parfois d’autres moyens.

Clémence :      Il faut que ce soit meublée. La plus grosse partie avec internet pour que Max puisse bosser.

Fabrice :          Oui parce que sur Airbnb, c’est meublé, il y a internet mais peut-être trouver un logement de plus d’un mois, c’est peut-être difficile en effet, en général.

Maxime :        Après, en général, on envoie une dizaine de demandes et puis, naturellement, il y a un tri qui se fait parce qu’effectivement, certains propriétaires ne sont pas ouverts à la location d’un mois ou plus.

Clémence :      Après, ça ne nous a pas empêché d’essayer Camping-car et van. Après, internet, effectivement, c’était un peu compliqué dedans… Donc là, on n’a pas fait un mois dedans.

Maxime :        Maintenant, le partage de connexion sur mobile fonctionne bien en Europe.

Fabrice :          Carrément, oui. Donc, vous choisissez vos destinations avant tout par feeling quoi ?

Clémence :      Déjà, on essaie par envie. Mais bon nos envies, on a envie de tout faire. Donc, si on écoute nos envies, on va être partout. Et puis, par budget aussi on regarde en fonction de nos envies, de notre budget, ce qui nous permet de le faire.

Maxime :        En fait, on ratisse large. Dès qu’on peut partir, justement dès que le médecin valide notre départ, on ratisse large, on simule, on fait pas mal de simulations dans différents pays par rapport à la saison, et puis, on voit ce qui passe par rapport à notre budget et puis…

Clémence :      La saison aussi.

Maxime :        Oui la saison. Et puis, on choisit dans cette check-list. Bien sûr on a des envies mais parfois, on va complètement à l’opposé de nos envies, c’est parfois des belles surprises donc.

Fabrice :          D’accord. Et toi, Max tu travailles où, dans des espaces de coworking, à l’appart, dans des cafés, tu mélanges un peu tout ?

Clémence :      Partout.

Maxime :        Comme on le disait tout à l’heure, à l’appart…

Fabrice :          Tu ne bosses pas à la plage ou à la piscine, j’imagine, quand même pas trop ?

Maxime :        Non, mais dans des parcs parfois. À la plage, non, pas trop parce parfois, entre le vent et le sable, ce n’est pas très pratique pour prendre l’ordinateur ; piscine, pareil. Mais par contre, là, on est de passage à Lyon et j’ai été bosser plusieurs matins au Parc de la tête d’or, c’est super sympa, il n’y a personne, il fait beau, il y a de la connexion 4G très correcte à Lyon. Mais sinon, par défaut, je travaille dans les logements qu’on loue avec internet. Sinon, quand il y a des espaces de coworking qui ne sont pas trop loin, j’aime bien aussi aller dans ces espaces, ça permet de voir un peu autre chose, d’échanger avec des gens.

Fabrice :          Dans les parcs, tu bosses assis sur l’herbe ou sur une table ?

Maxime :        Ça dépend, c’est soit sur un banc, soit sur une table, soit on a deux petites chaises dépliantes.

Clémence :      Il amène sa petite chaise.

Fabrice :          Tu arrives à être productif ?

Clémence :      Même, il est plus productif.

Maxime :        Je suis plus productif parce que je n’ai pas les filles qui tournent autour de moi donc, du coup, je suis beaucoup plus productif même. Je mets mes écouteurs et puis après, j’y vais et puis parfois, je me fais une petite pause par ci par là.

Fabrice :          Tu es tout-terrain, quoi ?

Clémence :      Oui.

Maxime :        Il le faut. C’est une des qualités qu’il faut avoir, je pense. Je ne sais pas si tu l’as toi mais je pense que tu peux bosser partout.

Fabrice :          Bosser dans un parc là comme ça si je n’ai pas une table, c’est un peu difficile.

Clémence :      Max, il s’est adapté à tout. Là dernièrement, en Italie, il n’avait pas de table pour travailler, il a pris la planche à repasser pour travailler, au bureau.

Fabrice :          Pourquoi pas, oui.

Clémence :      Enfin, ça sert, hein.

Fabrice :          Mais il n’y avait pas de table dans votre logement ?

Clémence :      Il n’y avait qu’une table en fait pour manger.

Fabrice :          Il n’y avait pas de bureau, oui.

Clémence :      Oui. Généralement, on prend des logements vraiment qui nous correspondent, donc deux chambres. Et on arrive toujours à se dépatouiller à trouver un bureau mais quand il n’y a pas, il faut être débrouillard, il faut être inventif.

Maxime :        Ce que j’aime bien, c’est varier mes espaces de travail justement, ça permet de voir autre chose, de ne pas avoir la même position. Quelques heures par ci ou quelques heures par là, ça ne me dérange pas. En tout cas, ça ne me dérange plus. Parce qu’effectivement, avant, j’avais cette conception de travailler, c’était dans un bureau, sur une chaise, toujours la même, au calme. Mais finalement, comme beaucoup de choses, on s’habitue. Et finalement, on voit des points positifs.

Fabrice :          Une base depuis trois ans, là une base, ça ne vous manque pas, de vous poser un peu plus, un chez vous en fait ?

Clémence :      Max, pas du tout, il s’est adapté, c’est un vrai caméléon, Max pas du tout. Chloé, par rapport à l’école et aux amis, parce qu’elle a six ans donc elle s’est créé des amitiés, pour elle ça devient important. Parce qu’avant, à deux ans et demi, tant qu’il y avait quelqu’un pour jouer avec elle, ce n’était pas grave. Donc, Chloé, elle nous fait comprendre. Là, on revient de six mois de trip. Chloé nous a fait comprendre que c’était un peu trop long. Moi, j’avoue que c’était un peu long aussi. Donc, Chloé, faire moitié-moitié, ça lui irait bien. Et moi, j’avoue aussi. Par rapport à ma santé, c’est très fatigant puisque des fois je pars très fatiguée donc le voyage, je n’en profite pas pleinement.

Maxime :        Il y a des jours où on ne peut pas faire des sorties parce que…

Clémence :      Voilà, je ne suis pas bien.

Maxime :        Elle a une grosse fatigue ou des grosses douleurs.

Clémence :      Et que Max du coup doit prendre le relais vis-à-vis de Chloé et en plus, assurer son boulot. Donc il y a des jours, c’est compliqué. Alors, en soi, reprendre une vie sédentaire, non parce qu’on a l’impression de perdre notre liberté, on aurait peur de ne pas pouvoir repartir, donc ça non. Après, avoir un petit pied à terre de temps en temps avec son chez soi. Moi, ce qui me manque énormément, j’adore cuisiner, donc tous les ustensiles de cuisine, une vraie cuisine meublée ou un bon lit parce qu’il y a des fois, avec mes problèmes de santé, mon dos a bien subi et j’ai besoin d’un bon matelas. Donc, de temps on temps, on tombe sur des logements où le matelas, ce n’est pas top. Ça me manque mais cette envie de voyager pour l’instant est plus forte que tout quand même. C’est pour ça que de temps en temps, comme la santé nous fait revenir quand même assez souvent en France, cette base dans le Pilat nous va bien pour l’instant, c’est que ça me permet de me ressourcer un peu, j’ai une certaine stabilité là-bas, ce qui nous permet de repartir de plus belle derrière.

Fabrice :          Après, vous avez justement des idées pour après le Pilat ?

Clémence :      Ouf ! Alors nous on ne prévoit pas aussi loin. Généralement, on se décide un mois avant.

Maxime :        Là, on va quelques mois dans le Pilat et puis, on va voir un peu ce qui va venir.

Clémence :      Pour l’instant, on a notre logement jusqu’à début décembre. Donc, voilà, on sait ce qu’on fait jusqu’à début décembre et après….

Fabrice :          Après l’hiver justement, vous allez plutôt vous diriger vers le soleil ?

Maxime :        On ne sait pas.

Clémence :      On ne sait pas.

Maxime :        On ne sait vraiment pas pour l’instant.

Clémence :      Oui. On ne s’est pas projeté aussi loin. C’est ça aussi, c’est avoir cette opportunité de décider au dernier moment, qu’est-ce qu’on a envie de faire et qu’est-ce que tu trouves.

Maxime :        Là, on en est plutôt à organiser des petits voyages pendant qu’on sera dans le Pilat pour essayer d’approfondir encore cette belle région et ce qu’il y a autour. Donc, on aimerait aussi tester par exemple un nouveau mode de voyage qu’on n’a jamais encore testé, qui est le van par exemple, le van aménagé. Donc, on aimerait en profiter pour tester ce genre de petites choses, voilà. On en est plutôt là.

Clémence :      Puis le Pilat, c’est la troisième fois qu’on revient. Donc, on s’aperçoit que c’est immense et qu’il y a quand même pas mal de choses à découvrir. Enfin, même en France en général, on s’aperçoit qu’on a la chance d’être dans un beau pays et qu’il y a quand même plein de choses…

Fabrice :          Oui, beaucoup de choses très diversifiées en effet.

Clémence :      Très variées, oui.

 

Comment allier voyage, famille et travail

Fabrice :          Une question Max, toi qui justement, comment tu arrives à trouver l’équilibre parce que moi, c’est un peu difficile, toujours au quotidien, de trouver l’équilibre entre le voyage et bosser ? Tu vois, est-ce que tu as des conseils à toi, comment tu arrives ? Vous vous posez trois mois, j’imagine que tu as des horaires, c’est des périodes où tu ? C’est vrai que tu n’es pas en mode bloggeur voyage dans le sens où tu arrives à te poser plusieurs mois d’affilé donc peut-être, ce n’est pas forcément une difficulté pour toi ?

Maxime :        Alors, de toute façon la question de l’équilibre, c’est toujours une question récurrente, que ce soit pour le travail ou pour l’aspect familial. De toute façon, on a des modes de vie qui ne sont pas « pas équilibrés », il ne faut pas le prendre péjorativement. Mais c’est ça aussi que j’aime bien, c’est cette recherche constante, ce bouleversement constant de l’équilibre, c’est ça qui fait aussi sortir de la routine, ne pas s’emmêler dans une routine, métro-boulot-dodo avec des horaires très classiques. Donc, c’est ça que j’aime bien aussi. Alors, effectivement, dans les périodes où on est posé plusieurs mois, je vais avoir des horaires un peu plus conventionnels même si je les adapte par rapport à l’école de Chloé par exemple. Mais dès qu’on est en vadrouille, c’est vrai qu’on n’a pas de modèle établi par rapport au travail, on est passé par différents tests de modèles sans avoir forcément de modèles concluants qui marchent tout le temps. Donc, souvent, je travaille tôt le matin.

Je me lève bien avant les filles, je commence à travailler, en plus, c’est plus calme comme ça. Je travaille une bonne grosse matinée et parfois, je me refais encore une session le soir, pareil au coucher Chloé, c’est plus calme aussi. Comme ça, ça nous laisse aussi le temps de faire une sortie l’après-midi et de visiter l’endroit où on est, de profiter parce que le but, c’est quand même de profiter de l’endroit où on est. Mais bon, sinon, ça peut varier aussi. Je vais parfois travailler des journées entières le weekend par exemple pour nous laisser des journées de libres en pleine semaine et profiter d’endroits qui sont plus tranquilles en semaine que le weekend. Mon conseil, c’est de faire en sorte d’être flexible sur son travail, d’organiser son travail pour ne pas travailler 50 heures par semaine sinon effectivement, on ne peut pas profiter de l’endroit où on est.

Fabrice :          Quelle qualité il faut pour un peu embrasser ce mode de vie, surtout qu’on est une famille, après, quelle qualité ?

Clémence :      Déjà une ouverture d’esprit, avoir une volonté de vouloir bouger et de voyager.

Maxime :        C’est une volonté.

Fabrice :          Déjà, il faut que les deux soient sur la même longueur d’onde déjà.

Clémence :      Oui.

Fabrice :          Ce n’est pas forcément gagné.

Maxime :        Il faut écouter les besoins de l’enfant donc.

Clémence :      Donc déjà les adultes, qu’ils soient sur la même longueur d’onde, qu’ils aient la même envie. Nous, ça a été le cas. Il n’y en a pas un des deux qui a eu ce projet, c’est les deux. On ne tenait plus en place, il fallait qu’on trouve un nouveau projet et c’est en parlant qu’on a trouvé ce projet-là qui convenait bien aux deux. Nous dans notre cas aussi notre fille son avis. À deux ans et demi c’était un peu plus compliqué mais on lui demande beaucoup son avis aussi. Si elle nous dit qu’elle en a marre, on va écouter aussi ce qu’elle nous dit. Enfin, nous, on est trois. Les grandes décisions, c’est les parents mais on écoute notre fille.

Maxime :        Les autres qualités, on en a parlé avec le travail, c’est la flexibilité. Il ne faut pas avoir peur du changement, à changer ses horaires de travail même si par rapport au pays, être un peu bouleversé par tout ça.

Clémence :      Puis, avec une santé au top, c’est mieux. Mais sinon, si on a des soucis de santé, c’est aussi faisable. Ça met des contraintes supplémentaires mais c’est possible.

Fabrice :          Donc, vous vous voyez tout à fait continuer à faire ça pendant plusieurs années, voire 10 ans, cinq ans, tant que vous en avez envie quoi ?

Clémence :      Oui, voilà. On n’a pas de date de retour, on ne s’est pas mis de date justement, on est parti mais sans date de retour, on s’est dit on arrêtera quand on en a envie, donc ça pouvait durer six mois, 10 ans, 20 ans. On ne sait pas quelle date de retour justement, on a dit en tout cas qu’on s’écouterait et que s’il y en avait un qui avait besoin de temps en temps de stopper ou quoi par exemple pour ma santé, on a énormément écouté les médecins, il y a eu moment, on s’est posé 10 mois parce que ma santé nécessitait qu’on se pose 10 mois. Donc, on fait aussi…

Maxime :        Il faut s’adapter.

Fabrice :          Vous avez, j’imagine, eu des remarques et des critiques de votre entourage un peu par rapport à ça non au début ou peut-être pas ?

Clémence :      Quand on a l’a annoncé effectivement on a eu de tout en fait. Il y a eu des gens, on a été étonnés puisqu’il y avait des gens qui étaient complètement d’accord avec nous, qu’il fallait profiter de la vie et qu’on avait bien raison et que si eux, ils avaient pu le faire, ils l’auraient fait. Puis, on a eu des gens qui ne nous ont pas du tout compris, pour eux, c’était incompréhensible ce qu’on faisait.

Maxime :        Parfois, les réactions étaient complètement opposées à ce qu’on pensait. Les gens qu’on pensait ouverts d’esprit, finalement ont eu des réticences ; et réciproquement, les gens qu’on pensait peut-être plus fermés à ce genre de chose ont complètement ouvert les bras à ce projet. C’était assez marrant.

Clémence :      Donc, les remarques et critiques au début, c’est vrai que ça fait toujours mal, on ne va pas se le cacher. Mais nous, je pense qu’on a réussi à trouver un équilibre avec nos familles et amis parce que du coup, ce qu’on essaie de faire maintenant, c’est on voyage à l’étranger mais on essaie aussi de plus en plus de voyager en France, qu’on s’aperçoit qu’on a un beau pays et magnifique aussi et du coup de faire des étapes là où on a de la famille ou des amis et d’associer voyager, profiter, découvrir mais aussi profiter des gens. Du coup, aujourd’hui, je dirais que c’est bien accepté en général par tout le monde parce que du coup on les associe à notre voyage quelque part, à notre nouveau mode de vie. Donc voilà, ça se passe bien aujourd’hui.

Maxime :        Puis après de toute façon, les critiques, on les écoute mais plus important de toute façon, c’est écouter aussi ses propres envies.

Fabrice :          Oui, c’est vrai. Tout à fait, bien sûr oui, il ne faut pas regarder les autres ni écouter les autres, c’est suivre sa voie.

Clémence :      Il faut les écouter mais il ne faut pas forcément…

Maxime :        Mais après, il faut savoir prendre de recul.

Fabrice :          Donc, disons qu’il faut les entendre mais pas forcément les écouter.

Maxime :        Voilà.

Clémence :      Voilà et puis, même si on rencontre des difficultés ou même si on échoue, ça reste une expérience enrichissante de toute façon toute la vie, qu’on soit nomade ou qu’on ne soit pas nomade, on vit des choses, on vit l’échec, on vit la difficulté et ce qui nous rend fort, c’est quand on arrive à passer au-dessus. Donc, je dirais que tout le monde a du positif et du négatif, il faut juste trouver celui qui nous correspond le mieux et là où on se sent le mieux.

Fabrice :          Très bien. Écoutez, avez-vous peut-être quelque chose d’autre à ajouter ? Je crois qu’on a fait le tour.

Clémence :      Je dirais quand on a un rêve il faut se donner les moyens de l’accomplir jusqu’au bout.

Maxime :        Pareil.

Fabrice :          Une belle conclusion.

Maxime :        Si les auditeurs veulent voir un bout de nos voyages, ils peuvent aller sur notre blog ou sur les réseaux sociaux en tapant ZED.

Fabrice :          Oui, je mettrais le lien de votre blog dans l’article du Podcast, voilà, comme ça on pourra vous suivre et puis, merci pour votre temps

Clémence :      Merci à toi.

Maxime :        Merci à toi aussi Fabrice.

Fabrice :          Bonne route, plein de bonnes choses pour la suite !

Clémence :      Merci, à toi aussi.

Maxime :        À toi aussi.

Fabrice :          Voilà à bientôt, ciao, ciao !

Clémence :      Salut !

Maxime :        Ciao !

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