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IVCAST 78 : Vivre à Glasgow, avec Joseph

Pourquoi ne pas vivre à Glasgow en Ecosse ? Joseph y vit depuis 11 ans. ll nous raconte sa vie dans la capitale économique de l’Ecosse. A lui la parole !
  

 

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A propos

Je connais Joseph depuis la fac. Il y a quelques jours, je suis allé le voir à Glasgow où il vit depuis 11 ans. Un podcast s’imposait !

 

 

Les liens :

Plus que 5 places pour le Digital Nomad Starter 2, le 15 sept à Paris : https://www.facebook.com/events/1279055405559815/

 

Merci d’avoir écouté !

 

Transcription

Fabrice : Bonjour à tous ! Bienvenue pour ce nouvel épisode du podcast  » Instinct Voyageur « .

Aujourd’hui, je suis posé à Glasgow. Je suis là depuis quelques jours. Je suis venu pour retrouver un vieil ami que je n’ai pas vu depuis huit ans. La dernière fois que je l’avais vu, c’était aussi à Glasgow il y a huit ans. Il s’appelle Joseph et il vit là depuis onze ans. Je lui ai proposé de faire cet épisode du podcast pour qu’il nous parle un peu de la vie à Glasgow et de la vie en Ecosse. Je suis justement dans sa cuisine, je l’ai en face de moi. 

Fabrice : Salut Joseph.

Joseph : Salut Fabrice. Bonjour à tous.

Fabrice : Joseph ! Tu es là depuis onze ans. Tu me disais que tu fais partie des cinq mille expatriés français qui vivent à Glasgow. Ce qui est peu par rapport à Londres où il y cent mille ou deux cent mille français 

Joseph : Quatre cent mille même.

Fabrice : Quatre cent mille, c’est quand même incroyable. Une grande ville française.

Finalement, il y a peu d’expatriés à Glasgow ; pourtant c’est une des principales villes du Royaume-Unis, c’est la plus grande ville d’Écosse et surtout sa capitale économique, sa capitale politique est Édimbourg. C’est une grande ville avec plus de cinq cent mille habitants.

Pour commencer, comment es-tu arrivé à Glasgow à la base ?

Le travail à Glasgow, ses alentours  

Joseph : Pour commencer au tout départ, je ne trouvais pas trop de travail en France en 2003.

J’avais un ami qui était à Newcastle, en Angleterre. Il avait rencontré des étudiants pendant une année Erasmus en Allemagne.

Ils l’avaient trouvé sympathique donc il avait une opportunité de partir là-bas, alors il était parti. Je ne trouvais pas de travail alors il m’a dit : « Vas-y ! Là-bas il y a du travail et aussi une bonne ambiance ! » Alors je suis parti là-bas. Je pensais rester six mois mais je suis resté deux ans et demi. J’ai trouvé un travail correct en comptabilité et finance pour une grande boîte américaine. À la fin, j’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme qui était à Newcastle. Je m’étais engagé pour faire une année à Mauritanie avec mes « Volontaires de Progrès ».

Quand j’étais là, on a continué cela. Après je voulais rentrer en France mais il n’y avait pas beaucoup de travail, surtout pour elle.

Alors on s’est dit : « On restera unis mais je ne veux pas aller à Newcastle ; j’aimerais essayer quelque part d’autres ». Et elle avait fait ses études ici à Glasgow. Elle a trouvé un travail.

J’ai testé la ville. Je suis venu en Mars après que j’étais à Mauritanie. J’ai trouvé excellent.

J’ai trouvé un travail ici.

Fabrice : As-tu trouvé un travail rapidement au début ?

Joseph : Oui. Cela a mis à peu près trois semaines. C’était relativement comme à Newcastle aussi. Tu passes par les agences de recrutement. À l’époque, Je n’avais pas tellement de choses à proposer sur mon CV, à part que je parlais français. Grâce à l’expérience que j’avais eu en finance à Newcastle, j’ai trouvé un travail dans une autre entreprise américaine : dans la biotechnologie.

Il venait de faire ce qu’on appelle un « short’s service center », il y en a pas mal ici Royaume-Uni, ce sont des centres de service pour toute l’Europe alors y a des Français, des Italiens qui travaillent.

Fabrice : D’une manière générale il faut parler bien l’anglais déjà ?

Joseph : Cela dépend du besoin.

Fabrice : Si tu es un barman, tu n’as pas forcément besoin de parler un très bon anglais !

Joseph : Si, mais surtout pour un travail de plus grand comme dans une industrie par exemple.

Quand j’ai commencé à Newcastle, ils avaient du mal à trouver des gens (ce qui a causé le chômage de quatre pour cent à l’époque).

Même si je ne parlais pas très bien, j’avais été au Etats-Unis pendant trois mois. Je me suis débrouillé, mais j’avais du mal à comprendre ce que les gens disaient. Ils m’ont donné une chance quand même, parce que sur un travail d’anglais, ils savaient qu’après un ou deux mois j’aurai commencé à capter ce qu’ils disent. Ce qui a été le cas.

Point de vue personnel

Fabrice : Comment ça se passe ? Quels sont les spécificités du marché de travail en Écosse ?

J’imagine que c’est la même chose que sur les Îles Britannique par rapport au Français côté spécificité.

Joseph : Pour faire simple, c’est plus facile de trouver un emploi, il y a beaucoup plus d’opportunité après il y a moins de protection mais, « tu peux te faire virer beaucoup plus facilement aussi ». Je ne sais pas s’il y a une économie des services.

Fabrice : Il a l’air d’avoir plus d’emploi !

Joseph : Ce n’est pas qu’il a l’air mais c’est beaucoup plus simple pour des petits travails.

Fabrice : Il te donne plus facilement ta chance, ils sont plus flexibles alors ils vont moins regarder forcément, ils vont moins s’arrêter au diplôme avec la mention exacte.

Je trouve qu’en Angleterre, il y a plus de flexibilité par rapport à cela.

Joseph : Alors la réponse facile par rapport à ça c’est « oui » mais, je n’ai pas mal réfléchi à cela. Je crois qu’il y a beaucoup d’influence du fait qu’il n’y a pas beaucoup de chemin, parce que quand tu n’as pas beaucoup de chemin tu prends ce qu’il y a. Donc les gens ont tendance à ne pas rester au diplôme. Du fait que tu sais écrire et réfléchir un petit peu.

Par exemple, quand j’ai commencé à Newcastle, il y avait un garçon qui a été avec moi, qui tournait bien au travail qui a été pas mal vu, il est parti pour travailler dans une grande boîte après. Il avait fait un diplôme de théologie à Glasgow, il venait de Glasgow, et j’ai été là mais parce qu’on a travaillé en finance donc je lui ai dit : « pourquoi tu as fait de la théologie ? ».

Il m’a dit : « ça m’a intéressé parce qu’à Glasgow il y a des questions de religion : protestant, catholique…etc.

Joseph : Ils ne l’ont pas posé des questions bizarres ? Il m’a répondu : « Non ! J’avais eu une bonne note. » Ce qui fait la différence aussi, il y a des emplois après qui s’appelle : « UPGRADUATE » ou des emplois un peu plus U.P. où tu ne passe pas trop à la base, ils regardent beaucoup les notes obtenues dans les diplômes. Si tu as excellé tu as plus de chance d’avoir l’emploi.

Des différences, des avantages à vivre à Glasgow

Fabrice : Comme en France il y avait les CDD et les CDI.

Joseph : Oui, mais le CDI ne veut rien dire parce qu’ils peuvent te renvoyer comme ils veulent.

Fabrice : Il y a plus de facilité pour virer les gens.

Joseph : Oui ! Mais comme il n’y a pas beaucoup de chômage ici, il faut attirer les gens et essayer de les pérenniser. Donc il y a pas mal d’efforts qui sont fait avec ce qu’ils donnent pour ta contribution, une retraite privée, ils jouent aussi sur tous les petits à côté que tu peux avoir en termes de santé : « Private Health Care ». Tu peux acheter ce qu’ils appellent « des skim », tu peux acheter un vélo pour aller au travail, il y beaucoup d’autres choses pour la famille.

Fabrice : Les horaires sont-elles officiellement trente-neuf heures ?

Joseph : Trente-sept et demi officiellement. 

Fabrice : D’accord ! 

Joseph : OK !

Fabrice : Après, c’est deux semaines de vacances ?

Joseph : Non. Ce n’est pas cela. Cela est aux Etats-Unis. Il y a cinq semaines de vacances autrement. Moi là par exemple, je viens juste de changer de travail mais à mon ancienne entreprise j’en avais eu six semaines avec l’ancienneté. Tu peux en acheter une en plus et tu peux avoir sept semaines de vacance. C’est cinq semaines de vacances minimums. Et ils sont relativement réglo si sur les horaires. Mais après, cela dépend de l’entreprise. Ce que j’ai vu et ce j’ai entendu puis je compare un peu avec le rythme de travail en France, ils sont généralement réglos avec les employés.

Glasgow, pays merveilleux unique en ce genre

Fabrice : Qu’est-ce qui t’as tout de suite plu à Glasgow ?

Joseph : C’est l’architecture. Au départ, il y a un style particulier : des bâtiments qui s’appelle « Tiananmen ». Ce sont des immeubles qui ont été construit surtout dans les fin 19ème, début 20ème siècle pour un peu avec le flux de l’exode rural, des gens qui sont arrivés ici donc ce sont des bâtiments en Pierre soit jaune soit rouge et ça donne tout de suite un cachet à la ville. C’est ça qui m’a bien plu.

Fabrice : L’architecture est jolie et très sympa le centre-ville, je trouve que c’est assez grand pour s’y balader …. J’ai découvert Macintosh, qui est un architecte et un designer du début du siècle passer, très connu ici, peut-être le personnage le plus le plus connu. Alors que je ne le connaissais pas du tout. Mais dans l’architecture, j’imagine qu’il a fait beaucoup d’édifices à Glasgow, et dans le reste du Royaume-Unis il y a beaucoup de musée et d’édifices qui porte sa griffe.  Quand tu visites Glasgow tu ne peux pas échapper à Macintosh, il est partout et il n’y a pas mal de te d’édifice sympa comme le « Lighthouse » à une superbe vue de la ville, c’est aussi quelque chose qui attaché au nom de Macintosh justement. Pour toi, si on a une journée à faire à Glasgow. Quels sont les sites à ne pas rater ?

Joseph : Alors, il y a :

-l’université de Glasgow (Glasgow University) laquelle je trouve super beau

– le Kelvin Grove Muséum juste à côté, qui est aussi un beau bâtiment (en pierre rouge).

Qu’est-ce qui viendra après ?

Fabrice : J’ai bien aimé le « Riverside Museum », musée des transports qui est situé sur la Clyde. Ensuite j’avais parlé de la LightHouse. Je ne sais pas, un autre site ?

Joseph : Ce qui est aussi sympa, c’est de sortir un petit peu aux alentours de Glasgow.

Il n’y a pas mal de chose à faire. Il y en a ce qui n’est pas loin, les stades.

Pareil pour les gens qui aime le foot. Les stades des Celtics et les Rangers aussi.
Si on cite la cathédrale de Glasgow qui n’est pas mal et assez grande.

Fabrice : Le cimetière, la Nécro polis.

Joseph : Oui, la Nécro polis à côté qui est assez impressionnant. Une bonne vue sur le reste de la ville mais autrement, c’est plein de petites choses qui sont sympas à Glasgow. Des bâtiments qui sortent un peu de nulle part, qui ont dû être construits au 19ème siècle plus ou moins en bon état, plein de petits parcs. C’est plus un feeling général. Les PUBS aussi. Ce qui m’a plu aussi, c’est que les gens sont hyper sympas. Je n’ai rien dire sur les gens d’ici. Ce sont des gens un peu froids : des fois sur certaine attitudes par rapport à ce pourra attendre d’un point de vue Français.  Sinon, au travail, je n’ai jamais eu de crasse. Bref, des gens vraiment hyper droits en général.

Fabrice : Serviable en tout cas ! C’est clair et sympa. La première fois que j’étais venu te voir, j’étais allé faire un tour au lac « Loch Lomond » : un joli lac à 30 minutes à 1h d’ici.

Joseph : oui, une demi-heure à trois quart d’heure au Nord. Beaucoup d’autres. Il y a Loch Ness qui est aussi connu, il est un peu plus haut. Nombreux lac ou bien loch un peu partout.

Si tu sors de Glasgow, il y a la côte Ouest de l’Ecosse qui est magnifique. Il y a plein d’Îles, il y a des montagnes assez vertes qui plonge dans la mer, le climat qui est très rigoureux … Cela donne une atmosphère un peu particulière qui est assez sympa.

Une culture, une habitude, une histoir

Fabrice : Parlons un peu de la culture du PUB. Quand on donne rendez-vous on ne le fait pas vraiment chez soi en fait plus en plus rendez-vous dans un PUB. Pénétrer l’intimité d’un des personnes du foyer c’est un peu plus difficile peut-être qu’en France. C’est plus dans la culture de donner rendez-vous dans un PUB.

Joseph : C’est bizarre ! Cela n’est pas trop dans la culture de passer juste boire un coup comme ça. On se rencontre plus dans un lieu neutre, comme cela tu n’embêtes personne en disant : « j’ai soif ! » Si tu vas chez les gens, c’est tout de suite un dîner. Tu passes juste, comme moi je pouvais le faire en Bretagne où j’étais le plus voir des gens comme ça juste après le travail. Le pub est le lieu même. Par exemple, pour la Coupe du Monde je regardais ça chez moi. J’avais invité des amis mais eux ils préfèrent aller voir un match au pub. Tu peux regarder chez toi si tu as dit quinze personnes c’est aussi une bonne ambiance mais, eux, ils préfèrent l’ambiance Pub. C’est une habitude. Même à Newcastle tu vois des enfants pour un Lunch, ils appellent ça « Sunday Lunch », C’est une chose locale. Tu as des enfants qui viennent, quoiqu’ils ne viennent dans le bar alors que ça serait peut-être un peu moins en France aussi il y a des choses comme cela.

Fabrice : C’est le lieu où on va boire facilement un verre avec les collègues.

Joseph : Oui, ce n’est pas trop ma routine mais, tu as une bouche qui va systématiquement, peut-être pour une petite histoire. Quand je suis arrivé à Newcastle, il y a tellement de monde qui sont venu au pub mais, il ferme à onze heure et demi, à onze heure il y a une cloche qui dit quand tu peux avoir ton dernier verre et je me dis : « ah mais ils sont bêtes mais ils ratent pleins de business et tout cela mais, après deuxième réflexion le fait de fermer tôt oblige les gens à rentrer chez eux à être frais pour le travail, pour ceux qui commencent plus tôt, cela permet d’avoir un rythme tu vas au pub après le travail. Je ne sais pas si c’est le plus sain pour la santé mais, au départ j’ai trouvé cela bête et puis je me suis rendu compte que cela permet d’accommoder un certain style de vie

Fabrice : Si vous visitez Glasgow, il faut absolument vous faire quelques pubs, il y a des vieux pubs au centre-ville, il y a une ambiance sympa là je pense à un autre jour où on est allé dans une église là en face de l’entrée du jardin botanique à l’ouest, qui est très britannique. Des fois les églises sont vendues à des personnes privées pour en faire un bar ou une boîte. Je sais qu’à Londres il y a Amblight, une boîte dans une église aussi et j’ai vu même en passant qui est en train de faire des lofts dans une autre église. C’est assez étonnant pour des Français de voir ça.

En tout cas c’est sympa. Tu me parlais des fans de foot : il y a les Celtics Glasgow (pro indépendance) et les Glasgow Rangers qui sont pro-néonise

Joseph : Non ! Il y a un petit bémol. Cela est une des grosses composantes de Glasgow.

Il y a quand même des catholiques mais, le pays l’Écosse est majoritairement protestant.

À la fin du 19ème siècle, quand il y avait une grosse famine en Irlande, il y a beaucoup de catholiques qui ont immigré à Glasgow. Il y avait une certaine concurrence entre les deux religions, cela se voit au niveau de l’église qui se matérialise avec le foot.

Les Celtics sont les équipes des catholiques ou des Irlandais généralement, les Rangers sont plutôt pour les protestants. Les histoires d’indépendance coupent un peu cela mais, pas totalement.

L’indépendance a été un grand débat de société. L’indépendance comme son nom l’indique, on peut dire que les Celtics (comme ils sont les minorités) ils sont Irlandais, ils ne voulaient plus se détacher de l’Union. J’avais entendu parler d’une étude qui disait que les questions d’indépendance avaient même divisé au sein de la famille. La religion baisse aussi un petit peu mais, c’est sous ce côté Celtics / Rangers qui est vraiment très fort, et c’est moins fort que dans les années 80 ou quand il n’y avait pas un peu plus de difficultés économiques sur Glasgow. Puis les Rangers sont relégués en 3ème division s’ils ont des difficultés administratives, ils sont un peu en dessous pour l’instant. Depuis quelques années, les Celtics sont en haut de la vague.

C’est une des grosses composantes. Si tu es dans un camp à un autre, tu es mal vu dans certains milieux : on ne parle pas souvent de toi.

Fabrice : Si tu es dans des bar pro Celtics et tu n’es pas Celtics, ils ne te servent pas à boire.

Joseph : Oui, même si tu entres avec des couleurs de l’équipe opposée ils te courent après.

C’est un acte de guerre. Je t’avais donné comme exemple mes potes.

Si tu arrivais avec des couleurs l’équipe de Nantes : jaune et vert qui rentre dans un bar Rangers, on leur court après et ils sortent. Même au centre-ville, ils interdisent de mettre des maillots de foot quand tu vas boire un coup parce que c’est une règle générale pour la ville. C’est tellement un problème.

Fabrice : Ici. Le foot est-il une religion ?

Joseph : Oui. Ils sont à fond dedans et supportent l’équipe jusqu’au bout. C’est comme dans le phénomène d’hooliganisme qu’il a eu en année quatre-Vingt. Cela a quand même baissé il n’y a plus de « wool fame » comme il disait. Quand Celtics a joué contre Rangers, cela génère tellement d’argent que c’était une compagnie, une boîte en soi (les Wool fame appelait cela des matchs). Malgré tout, il y avait quand même des polices parce qu’on n’a pas le droit de boire avant midi. Par rapport à cela, tu ne peux pas trouver de pub (qui vend de l’alcool) ouvert en Écosse. Les matchs sont généralement à midi pour éviter que les gens soient saouls avant de commencer.

Fabrice : C’est une bonne idée. Comme cela, il n’y a moins de chance en midi. Tu as vécu en Angleterre, à Newcastle. As-tu senti une différence de mentalité entre les Anglais et les Écossais ?

Joseph : Oui. Il y a une différence. Même en Angleterre, il y a une grande différence régionale, dont le Sud n’est pas comme le Nord. Newcastle était au Nord-Est donc cela se rapproche à la mentalité Écossaise, cela se voit une certaine fois et aussi une sorte de région à humour noir qui donne un cas sec aux garçons écossais. Je ne sais pas si c’est une adaptation de cette situation, ou c’est le fait de la population du Nord. C’est juste mon analyse.

Il n’y a pas de d’esprit fait en Angleterre même quand il y a les grands matchs ils sont toujours assez fiers d’eux. À la limite arrogant. Ils sont plus chauvins qu’en France et il n’y a même pas de remise en question par rapport à l’achemineriez. Il y a cet aspect, je ne sais pas si c’est à cause d’un empire avant que tu ne trouves pas en Écosse et déjà ils ne sont jamais qualifiés, du moins pas qualifiés pour les phases finales. Les gens sont vraiment excellents mais, il y un état d’esprit : « fatalisme »

Fabrice : Tu connais Edimbourg ? Une jolie ville à visiter, c’est les deux grandes villes de l’Écosse. Si on veut s’installer tu conseillerais plutôt Glasgow parce que c’est la capitale économique donc il y a vraiment plus de travail.

Joseph : Oui. Il y a du travail aussi à Edimbourg mais, il y a beaucoup plus d’étrangers.

C’est beaucoup plus touristique. À Glasgow il y a quand même beaucoup de travail qui recherche des langues, je pense qu’il y a un peu plus d’ouverture. Mais il y a aussi du travail à Edimbourg. Ce sont deux villes différentes au niveau de l’ambiance. Edimbourg : capitale plus touristique avec plus d’étrangers, un peu plus jolie en apparence et esthétiquement.

Glasgow : un peu plus Walking classe. Edimbourg c’est aussi l’Écosse parce que la cité au centre, tu vas entendre parler en français, espagnol.

 

L’Écosse

Fabrice : Si on veut vivre en Écosse, faudra-t-il investir pas mal dans les parapluies et les parquas ?

Joseph : Oui. Même si on a eu un été super durant trois à trois mois et demi je crois que c’était le plus chaud depuis soixante-un. En général c’est le temps qui est un petit peu difficile, même si ce n’est jamais trop froid. À Newcastle, il y a une différence entre Est comme je voyais. L’ouest donc Glasgow il y a plus de pluie et c’est un petit peu plus chaud et sur la côte Est c’est plus froid et moins pluvieux mais, c’est pareil qu’à Newcastle il y a un vent froid qui vient de la mer du Nord. Et moi j’ai un petit peu de mal. Je suis du Bretagne à l’origine, l’hiver ça va à peu près mais ça arrive des fois il y a pas du tout d’été ou un peu nuageux et boucher ; il y a toujours quinze jours trois semaines de bien en avril/mai. Tu dis que c’est parti pour du beau temps et puis après en juin tu te prends une lame de fond psychologique quand il fait trop froid.

Fabrice : Elle était très courte en tous cas !

Joseph : Oui. Tu ne vas pas avoir deux semaines que du beau temps avec si ça arrive à vingt-cinq c’est déjà c’est le top. Pour ceux qui aiment la fraîcheur c’est bon pour eux.

Fabrice : Y a-t-il des côtés négatifs que tu n’aimes pas dans la vie en Écosse ou une chose en particulier ?

Joseph : Dans le temps, principalement, oui. Des fois, il n’y a pas cette chaleur. Tu te retrouve un peu sur le continent avec une certaine froideur des gens. Quand tu les connais, ça va mais, par exemple, tout le monde ne se salue pas le matin, en arrivant au bureau. Tu vois, en France, cela sera pesant à la fois. Sinon, je ne vois pas de côté négatif à part, surtout le temps.

 

Vivre en Écosse, la difficulté

Fabrice : Au quotidien, le coût de la vie en Écosse est-il plus élevé qu’en France ?

Comme le ticket de métro à trois euros, qui parait plus élevé qu’à Paris et beaucoup de choses comme cela. Est-ce que les salaires suivent le niveau de vie ?

Joseph : Une fois, je suis rentré en France ; je trouvais surtout à la nourriture le prix s’équilibre à peu près mais, le logement coûte plus cher par rapport à la France. Il n’y avait vraiment rien de rien de gratuit, à Glasgow, ici, tu payes un peu pour tout, par rapport à la France des fois tu peux avoir des services plus bas. J’ai petit garçon d’un an et demi, la garderie est vraiment chère. C’est deux fois plus qu’en France, donc c’est globalement un peu plus mais, surtout le logement qui est coûteux.

Fabrice : Est-t-il facile de trouver un logement ? Comment cela s’est-il passé au début quand tu es arrivé ? (Demande-t-il des fiches de paie ?)

Joseph : Non. Cela n’a pas été dur. Cela dépend ce que tu veux faire. Quand je suis arrivée avec à Newcastle, j’avais cherché une chambre, un appartement. Cela a été beaucoup moins difficile qu’en France. Tu n’as pas à payer 2mois en avance ou même pas un mois. Tu n’as pas à prouver que tu avais un travail comme en Français.

Fabrice : Dans mon souvenir, j’avais habité quelques mois à Londres, il y a quinze ans cela a été beaucoup plus simple.

Joseph : Je croyais qu’à Londres est plus compliqué qu’à Glasgow.

Fabrice : Écoute ! Ici, à Glasgow, les transports sont-ils assez faciles ? (Le métro, le train et transports urbains). Sont-ils bien développés ?

Joseph : Oui. Avec un ami qui habite à Barcelone, tout est privée mais, il y avait différente boîte privée qui gère le coût. En général, c’est bien. Un peu vieux parfois, d’ailleurs mon ami à Barcelone disait : « Vous voyez ce qui s’est passé à Catalogne et à Barcelone ». Je n’avais pas assisté le match à Barcelone mais, des gros investissements publics ont été faite. Cela manque ici. Ils font plus d’effort pour faire payer moins de taxes aux gens qu’en France. Puis, sur les salaires d’après les news, le salaire moyen va tourner autour de vingt-six millions, salaire médian je pense vingt-six mille par an, donc trente mille euros. Cela change la vie un peu plus chère qu’en France.

Fabrice : Par contre tu as moins de taxes aussi mais plus de dépenses !

Joseph : Voilà ! Exactement !

Partage historique

Fabrice : Est-il mieux le commencement de la vie nocturne ?

Joseph : Quand je suis arrivé ici j’avais appris, je ne savais pas cela avant. J’aimais bien la musique électronique, un garçon de la musique électronique des années 90. Comme « Daft Punk » qui ont cherché un label à Glasgow pour lancer son premier album. Chaque garçon que tu rencontrais était un DJ dans une soirée. Les boîtes de nuit ici, par rapport à où je venais, elles avaient toujours de la super musique, super création avec des gens si sympa, avec différents choix. Comme à Newcastle quand j’étais là. C’est généralement une chose plus Royaume-Unis. Pour moi donc plus que le côté fêtard, c’était plus la rencontre avec les gens, j’avais connu pas mal de gens là-dessus, je pouvais bien renter dans des bonnes discussions. Ce qui me dérange un petit peu c’est que des fois il y a les gens un peu de mal aborder des sujets polémique.

Fabrice : Très politiquement correct !

Joseph : Oui ! Mais pas tous. Il y avait des gens qui sont pas du tout concerner. Ils sont relativement assez sensibles par rapport au sujet un peu conflictuelle. Donc des fois tu restais que pour parler de foot, tu ne vas pas trop parler de la géopolitique du moment. Peut-être que j’étais influencé par les gens avec qui j’avais travaillé mais, voilà il n’y avait pas trop de culture du conflit.

Fabrice : En France aussi, on n’aime pas trop parler de choses qui peuvent amener un conflit des choses polémiques.

Joseph : Des fois, j’aimerais avoir une bonne discussion, sur « Qu’est-ce que tu penses de la situation en Syrie ?» c’est peut-être moi qui cherche des choses avec mes collègues.

Avis, des conseils

Fabrice : Avec le recul, quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voulais venir s’installer ici ?

Ou bien, qui vas venir apprendre l’anglais, comme ça fait beaucoup à Londres. Au lieu de choisir Londres, pourquoi pas Glasgow ; venir quelques mois pour apprendre l’anglais. Toi, qui est à Glasgow. Qu’est-ce que qu’est-ce que tu conseillerais qu’il trouve facilement du travail, ou bien, pour qu’il gagne du temps en arrivant ?

Joseph : Je le conseillais de préparer le départ en regardant les logements, essayant de se rencontrer se renseigner sur les coins.

Fabrice : Traduire son CV en anglais ?

Joseph : Oui ! Traduire le CV en anglais ; identifier les boîtes de recrutement et puis après, venir seul ou essayer de se retrouver dans un environnement il faudra parler anglais.

Cela fait la différence, sur le travail et l’entretient. Le mieux c’est de venir seul, avec deux semaines tu peux faire le tour avec les agences de recrutement et tu peux trouver tranquillement un logement. Maintenant il y avait beaucoup de choses qui se font en ligne. Avoir un petit peu de mal à financier parce que ça part vite.

Fabrice : L’argent de côté. Oui, c’est clair ça part vite. D’en profiter aussi après pour découvrir l’Écosse, toutes ses richesses au Nord, ses paysages. Glasgow c’est un peu la porte d’entrée de l’Écosse, c’est chouette. D’ailleurs au Nord, pas trop connu « le mur d’Antonin », le mur que les Romains ont construit pour servir de limite à l’Empire. Ils se sont même allés à Glasgow mais, ils ne sont pas restés longtemps après ils sont allés plus au sud. Ils ont construit un autre mur mais, l’Écosse restait indépendante durant une longue durée.

Lieu historique, touristique

Joseph : Oui, le mur d’Antonin passe exactement par « Falkirk » au milieu et puis passe au Nord de Glasgow. Il y avait une émission là-dessus. Il est un peu disparu et le vrai enfin pas trop connu comme tu avais dit. Je me suis marié à l’église, cela a été sur « le mur d’Hadrien », un peu plus au Sud (Newcastle Carlyle). C’est la frontière Nord de l’Empire romain et il y avait des inscriptions, de l’équivalent de l’Alibi. Beaucoup d’autre choses archéologiques, comme les « Îles Okney » au Nord, le village de « Skara Brae » (village néolithique mieux conserver d’Europe). Les « Broch » des structure construites à l’époque romaine vers zéro. Il y avait pas mal de choses (des batailles, des châteaux, pas mal de tombe un peu partout, des cercles de pierre, des menhirs, des gros dolmen, whisky) parce que cela n’est pas été trop touché par les invasions.

Fabrice : Sur la vie culture, cela parait chaud !

Joseph : Sans oublier les îles Hébrides qui sont magnifique. Les Îles un plus loin me reste à découvrir. Comme « l’Île St Kilda », là où les gens il n’avait tellement pas trop de nourriture, ils mangent surtout les oiseaux. J’avais vu un programme sur l’Île à l’époque, pour draguer une fille là-bas, c’était ton agilité à sauter sur les falaises pour attraper des oiseaux en fait et qui séduisait quelqu’un. C’est comme avoir une Ferrari en ce jour.

« L’Île de Barra », il a la plage superbe, par contre l’eau, sinon le paysage est joli.

Fabrice : Tu ne te baigne pas en Écosse ?

Joseph : je m’y été une fois. Je suis resté longtemps. J’étais frileux même en Bretagne. Il faut que je me motive un peu pour y aller.

L’Écosse, un pays splendide

Fabrice : C’est un pays que j’aimais bien l’Écosse. Cela a été un de mes voyages en solitaire à l’Écosse. C’est chouette parce que, je me suis allé jusqu’à Inverness, le Loch Ness, le Ben Nevis et le sommet culminant Bretagne (Le Roc’ h ruz). Merci de m’avoir accueilli merci pour le podcast.

Joseph : Cela me fait plaisir de voir qu’il y avait d’autre gens qui sont dans le même que moi. Comme toi, c’est sûr qu’il y avait bien sur une communité et à ce qui écoute cela, les autres personnes qui font les podcasts. Je t’avais dit mais c’est Sandro qui m’a bien marqué sur ton podcast. Oui, j’ai failli partir il y a cinq ans à Singapour pour le travail, cela ne s’est pas fait puisqu’on s’est racheter. Je regarde toujours la situation, elle est assez bonne à Glasgow.

Maintenant j’ai une petite famille, oui, c’est toujours l’intérêt d’une vie d’explorer un petit peu les nouvelles choses, regarder un peu ce qui se passe autour pour un peu apprendre par rapport à soi, par rapport au monde. Il n’y a rien de mieux que le voyage quoi par rapport à ça.

Fabrice : En tout, dans son choix de jeunesse, il a pas mal voyagé en Europe de l’Est à l’époque.

Joseph : Oui, j’ai voyagé l’Europe de l’Est, une année d’étude en Slovaquie, cela a était très intéressant. En Ukraine aussi, ainsi qu’à Roumanie Serbie. J’avais fait le début de la faculté à Orléans. Juste après la guerre Kosovo, cela m’avait bien aidé à voir le dynamisme en Europe Central. D’un point de vue français, j’ai trouvé intéressant qu’il y a des ennemis étrangers dans un même pays. Entre Newcastle et Glasgow, une année en Mauritanie. J’avais fait promo pour homme. J’avais été avec l’Agence Française des volontaires du progrès. Ce qu’il appelle France Volontaires, qui a été une expérience de fou. Parce que tu es au niveau des locaux parce, tu n’es pas payé comme un expatrié. Tu es payé avec en Per diem. C’était vraiment un environnement difficile, un travail difficile. Je formais des mères au procédure d’appel publique sur une région de la Mauritanie à la Sabah, avec moi il y avait tout ce qui sont avec la corruption, les tiraillements d’autre clan. Cela a été super, si je pouvais, la famille quelque part je finirais tout de suite.

Fabrice : Oui. Super expérience, c’est clair. Merci pour l’accueil et puis en tout cas plein de choses. Bonne route pour tes projets.

Joseph : Merci Fabrice. Bonne route à toi aussi.

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