Confidences sur plus de 20 ans de voyage !
5J’ai puisé dans mes souvenirs pour cette série d’anecdotes très personnelles. Vous allez voir, il y a de tout au menu !
Quand je pense à tous ces voyages, il y a quelques grands moments qui me reviennent tout de suite à l’esprit.
En voici quelques-uns !
- 1. Romantic beach et la tortue
- 2. A la frontière
- 3. Retrouver quelqu’un en Birmanie par hasard
- 5. Mon père, sa première fois en avion
- 6. Au cœur des manifestations de Dahramsala
- 8. Adieu ma belle
- 9. Ile de Chiloé
- 11. Ma première plongée
- 12. La frontière Nigeria-Bénin
- 13. Mes premières retrouvailles
- 14. Le coup de foudre
- 15. La mâchoire bloquée
- 16. Au commissariat pour une photo
- 17. Escorté par des centaines d’okada
- 18. Le coup de Sébastopol
- 19. Frontière de la Transnistrie
- 20. Tombouctou
- 21. Dans un train en route pour l’Ecosse
- 22. Ma première épave
Romantic beach et la tortue
Je suis sur une plage d’Asie avec une voyageuse allemande rencontrée il y a quelques jours. Nous avons échoué sur cette plage si bien nommée. La plage est belle, (la femme aussi) et nous nous laissons aller. Quelques minutes plus tard, j’entends un bruit derrière moi. Je me retourne et je vois à quelques mètres une grosse tortue en train de creuser le sable pour pondre !
Une chose rare à voir ! J’aperçois les traces qu’elle a laissées en sortant de la mer. En fait, elle est passée juste à coté de nous ! Incroyable, je ne l’ai pas entendue. Il est vrai que nous étions occupés, mais tout de même. Du coup, nous avons fait une pause pour regarder ce spectacle exceptionnel.
Bref, un moment intense et beau pour plusieurs raisons !
A la frontière
Lors de mon voyage à travers l’Afrique de l’Ouest, je suis parfois passé par des postes frontières reculés. Et certains ne ressemblaient pas du tout à des postes frontières.
Je me souviens particulièrement de l’un deux. En effet, le douanier a du me rattraper en scooter car je venais de passer sans m’arrêter…
Ce poste frontière situé entre le Togo et le Ghana était vraiment discret. Il faut dire qu’il n’y avait qu’un bout de ficelle en travers de la piste faisant office de barrière. Dans un coin, une petite cabane et un douanier assoupi. Sur ma moto depuis plusieurs heures, concentré et fatigué, je n’ai pas du tout saisi que je rentrais là dans un nouveau pays.
Heureusement, le douanier ne m’en a pas tenu rigueur, peut-être était-il habitué à ce genre de fautes.
Nous en avons même plaisanté ensuite !
Retrouver quelqu’un en Birmanie par hasard
Le monde est petit, ce dicton n’a jamais été aussi vrai.
Cet été 2007, je me fais un trip en solo en Birmanie. Un voyage qui me marquera à jamais.
Sur les rives du magnifique lac Inle, je me connecte à ma messagerie dans un petit cyber café. Sur la page d’accueil, que vois-je ? Le mail d’un ami ! Vous savez, certaines pages gardent le mail du précédent utilisateur dans les champs de connexion.
Je lui envoie alors un mail dans la seconde avec une question du genre « grand fou, tu es où ? C’est incroyable ! ».
Je rentre à l’hôtel, et là, voici que j’aperçois mon ami qui sort de sa chambre. Je suis bluffé !
Je peux vous dire que ce soir là, on a fêté cela comme il se doit !
Mon père, sa première fois en avion
En 2013, j’ai organisé un week-end à Rome avec ma sœur pour mes parents. C’était l’occasion pour mon père de prendre l’avion pour la première fois, à 73 ans.
C’était chouette de le voir découvrir ce nouveau monde. Il a posé plusieurs questions au personnel de bord sur le fonctionnement de l’avion (vitesse, altitude etc.).
Au cœur des manifestations de Dahramsala
En 2008, le Tibet a connu une violente répression. Les Tibétains en exil à Dahramsala ont manifesté jour et nuit contre ses violences. C’est aussi dans cette localité du nord de l’Inde que vit le dalaï-lama.
Pendant quelques jours, la localité a vu passer beaucoup de journalistes, et même des membres du Congrès américain. Bref, j’étais au cœur de l’actu. Les manifestations étaient touchantes, pendant plusieurs jours, c’était du non-stop. J’ai aussi pu rencontrer des Tibétains ayant fui la répression et les tortures. Un souvenir marquant.
Adieu ma belle
Dakar, Sénégal. Voilà, le marché est conclu. Je lui ai trouvé un autre foyer, elle va me manquer après toute cette route ensemble.
Le gars me donne une liasse de billets que je saisis après une hésitation. Je la regarde une dernière fois, je prends mon temps. Je la caresse une dernière fois.
Elle va me manquer après 7000 kilomètres à travers l’Afrique de l’Ouest. Avec cette 125cm3, j’ai vécu de sacrés moments lors de ce voyage.
Mais il est temps de me séparer d’elle. Je vais prendre un vol pour revenir en France. Ma vie en Afrique est terminée pour le moment.

Ile de Chiloé
Cette superbe île du Chili reste associée pour moi à la plus belle expérience que j’ai faite en couchsurfing. Nous sommes en 2013.
Une jeune femme nous a accueillies dans sa maison en bois à quelques mètres de la plage. En fait, nous nous sommes retrouvés à 6 ou 7 l’espace de quelques jours. Elle nous a même laissé la maison pour une semaine car elle devait s’absenter. Quelle confiance.
Croyez-vous que beaucoup de personnes auraient fait cela ?
Un super séjour que je ne suis pas près d’oublier.
Ma première plongée
Tout le monde se rappelle ses premières fois. La plongée n’échappe pas à la règle, surtout quand vous en devenez accroc par la suite.
Ma première véritable plongée a eu lieu au large de Ko Chang en Thaïlande. Nous étions en 2009. J’étais alors venu sur cette île dans le seul but de passer mon PADI.
Après les exercices en piscine, nous avons pris le large pour la première plongée en milieu naturel. Ce fut un festival de couleurs et d’émerveillement. La visibilité était au top (au moins 30 mètres) et des
Je me souviendrais toujours de mon instructeur, un sympathique Québécois, dont la phrase favorite était « cool mon pote ».

La frontière Nigeria-Bénin
Lorsque j’étais expatrié à Lagos, je me rendais souvent en week-end à Cotonou, la capitale économique du Bénin située à quelques heures de route. Le Bénin et le Nigéria sont deux pays très différents. Pour tout vous dire, dès que j’étais au Bénin, j’étais beaucoup plus détendu.
Pour atteindre la frontière, il fallait passer par plusieurs check point. Ces derniers étaient tenus par différents services : armée, police fédérale, police de l’Etat, douane, vétérinaires et j’en passe. Cela fait un peu sketch, mais pourtant, c’était la réalité.
Chacun essayait de gratter de l’argent. Juste avant la frontière, vous aviez des gars qui tendaient une corde ou un bâton en travers de la route pour demander de l’argent. Moi qui étais blanc, je n’avais pas trop de problèmes en général, surtout avec un passeport de service.
Je n’ai jamais donné de l’argent, c’est la règle, sinon après, vous ne vous en sortez plus.
Parfois, j’utilisais plusieurs stratagèmes en disant que j’avais un passeport diplomatique (ce qui était presque vrai) ou en flattant les agents de police. Cela marche toujours, c’est basique pourtant.
Là, j’en rigole encore, mais il est vrai que sur le coup, c’était un peu stressant à chaque fois.

Beaucoup de trafic d’essence à la frontière également.
Mes premières retrouvailles
A l’époque, j’avais commencé une relation à distance avec une Roumaine rencontrée en France. Après un été mémorable dans son pays, j’ai repris le bus Eurolines pour la France.
Les premières séparations. Je me souviendrai toujours de ces larmes alors que le bus s’éloignait et que Shakira chantait « Underneath Your Clothes ».
J’ai décidé de la rejoindre à nouveau pour deux semaines l’automne suivant. C’était nos premières vraies retrouvailles, j’étais impatient.
Après 34H en bus à travers l’Europe, j’arrive à Cluj-Napocca en Transylvanie. Je suis vanné, il est 7 heures du mat, j’ai à peine fermé l’œil dans le bus.
Je demande à un taxi de m’amener devant sa résidence étudiante. Je l’appelle alors sur son portable. Je suis là, j’attends impatiemment, fatigué, mais heureux. Une voix, je me retourne et là, du pure bonheur.

Transylvanie. Elle date cette photo !
Le coup de foudre
En 2007, je suis parti pour un voyage solo en Birmanie. C’était magique.
Dans le nord du pays, j’ai fait un trek de plusieurs jours avec une Française. Tout de suite, un truc étrange s’est passé.
Je me suis dit « c’est Elle ». C’était un coup de foudre, quoi. Une étrange sensation.
Malgré tout ce que j’ai entrepris, il n’y a pas eu de suite. J’ai pris l’avion, seul, pour rentrer à Bangkok. Je me souviens avoir versé quelques larmes quand l’avion a décollé. A mes côtés, un gradé de l’armée birmane devait disserter sur la faiblesse de ces occidentaux.
La mâchoire bloquée
En 2000, je travaillais à Londres comme sandwichman. En gros, je livrais et vendais des déjeuners aux employés d’entreprises dans la banlieue de Londres. Chaque matin, j’étais au volant d’un van pour une tournée des entreprises de mon secteur. Un travail plutôt sympa qui me laissait tous les après-midi libres.
Ce jour-là, je viens de terminer ma journée et j’attends le bus avec un ami. A un moment, je me mets à ouvrir la bouche pour émettre un long bâillement. Problème, je n’arrive pas à refermer ma bouche, ma mâchoire s’est coincée !
Au début, je trouve cela assez drôle. J’essaye de faire bouger les choses avec mes mains, je me mets même des petits coups de poing mais rien n’y fait. Mon ami, lui, est mort de rire.
Le bus arrive, je demande au chauffeur où se trouve l’hôpital le plus proche. J’arrive à peine à me faire comprendre, de la bave coule de ma bouche. Horrible. Le chauffeur a du mal à cacher un sourire. Mon ami traduit pour moi. Il est toujours mort de rire.
La douleur commence à se faire sentir, je commence à trouver cela moins drôle.
A l’hôpital, je me retrouve assis sur une chaise aux urgences entouré par des étudiants en blouse blanche. Le médecin veut montrer mon cas à tout le monde. J’ai l’impression de me retrouver dans un épisode d’Urgences.
Le médecin me débloque en 10 secondes ma mâchoire, je revis.
Quand je lui demande pourquoi c’est arrivé, elle me répond avec un demi sourire « vous n’avez pas eu de chance ». Pas terrible comme réponse de la part d’un médecin non ?
Je soupçonne d’avoir alimenté les pauses du personnel médical pendant quelques jours…
Désolé, pas de photo ici, je sais, vous êtes déçu 🙂
Au commissariat pour une photo

La gare de Kayes
Nous voici tout à l’ouest du Mali. Je viens d’arriver la veille en train de Bamako. Ayant récupéré ma moto, je fais une halte près de la gare. Là, je sors alors mon appareil photo pour quelques clichés d’un entrepôt et d’un vieux wagon.
Quelques secondes plus tard, un homme se dirige vers moi en colère. Il ne veut pas être sur ma photo. Je lui dis qu’on ne le voit que de très loin, impossible de le reconnaître.
Mais rien n’y fait, il s’entête. Il fait signe à un policier passant par là et me voilà obligé de suivre tout ce beau monde au commissariat.
Mon appareil était un argentique, donc impossible d’écarter le malentendu tout de suite, il fallait développer la pellicule. C’est le plaignant qui paye.
Entre temps, je me lie d’amitié avec le commissaire du poste, fan de photos. Je passe du temps avec les agents regardant TV5.
Finalement, sur la photo développée, on distingue à peine le plaignant assoupi sur une chaise longue à l’ombre d’un wagon. Il en a eu pour ses frais. Et moi, je repars avec une belle anecdote.
Escorté par des centaines d’okada

Sur le point de partir avec mon « escorte »
En cette année 2006, je termine mon VIA au Centre Culturel Français de Lagos au Nigéria. J’aurais passé un an et demi ici, une année extraordinaire.
J’ai décidé de terminer ma période en Afrique par un voyage en solo à travers l’Afrique de l’Ouest à bord d’une 125 cm3 achetée sur place.
En fait, j’ai monté tout un projet avec les médias locaux. Okada, c’est le terme désignant les motos taxis au Nigéria. J’ai donc « vendu » le voyage comme la traversée de l’Afrique à bord d’une okada, ce qui fait sourire les gens ici.
La télé est venue me filmer, la radio et tout. Pour le grand départ, je suis escorté par des dizaines et des dizaines d’okada jusqu’à la sortie de la ville. Sacré souvenir !
Le coup de Sébastopol
Avec Joël, un ami, nous avons échoué à Sébastopol en Crimée lors d’un roadtrip en Europe de l’Est. Lors d’une soirée en boîte, nous faisons la connaissance d’une jeune Russe qui nous invite le lendemain chez ses parents.
Ces derniers sont ce qu’on appelle des nouveaux riches venus de Sibérie. Ils passent tous les étés en Crimée, à l’image de beaucoup de leurs compatriotes. Ils nous logent quelque temps dans leur belle maison sur la côte.
Riche et vraiment sympathique. Le séjour fut assez alcoolisé. Je me souviens que nous buvions même du champagne sur la plage. L’ambiance était un peu spéciale, car Boris, le père, savait que sa femme sortait avec le majordome qui vivait avec eux…La fille était agréable, mais seulement après quelques verres.
Pour autant, nous sommes restés en contact depuis.
Frontière de la Transnistrie
La Transnistrie est un Etat fantôme situé entre la Moldavie et l’Ukraine. Avec un ami, nous avions décidé d’explorer cet étonnant pays.
A la frontière, des gardes armés de kalachnikov nous dévisagent et commencent une fouille de la voiture. Ils n’ont pas l’air très motivés pour nous laisser passer.
Nous sortons alors une bouteille de vin français. Et nous leur offrons la bouteille de bon cœur en leur disant que c’était une très bonne bouteille. En vérité, nous avions prévu le coup pour ce voyage et nous avions acheté plusieurs bouteilles de rouge bon marché chez Lidl. Des bouteilles à 2 euros je crois.
Un bon moyen pour désarmer les tensions dans ce genre de situation. Nos deux compères étaient très fiers de leur prise, grand sourire, ils nous ont fait signe de passer, sans autre procès.
Tombouctou
La ville du désert fut un des meilleurs souvenirs de ma traversée de l’Afrique en moto. A l’époque, en 2006, il n’y avait aucun problème de sécurité. Tout était simple.
L’arrivée dans la ville fut déjà une aventure. En effet, pour ce trajet, j’avais laissé ma moto chez un couple de Français à Mopti. J’avais opté pour le voyage en 4×4, la piste n’étant pas facile pour ma pauvre 125cm3.

Sur la camion d’agrumes
Entassés dans un vieux Toyota, nous étions a mi-chemin quand celui-ci tomba en panne en pleine nuit. Nous avons été obligés de dormir à même le sol au bord de la piste. Le lendemain matin, la chaleur était déjà écrasante et pas l’ombre d’un véhicule à l’horizon. L’eau commence à manquer.
Heureusement, quelques véhicules passent tout de même. Je grimpe sur un camion chargé d’agrumes qui fait route sur Tombouctou. Me voilà soulagé.
A Tombouctou, je fais la connaissance d’un guide et de fil en aiguille, il m’invite à loger chez lui. Je vais rester une semaine chez lui à prendre le thé avec ses amis et à découvrir la ville.
Quand je pense aux récents événements qui s’y sont passés, j’ai toujours un pincement au cœur.
Dans un train en route pour l’Ecosse
A cette époque, je bossais à Londres. Au printemps, j’ai décidé de partir seul pour une semaine en Ecosse.
En fait, c’était mon premier voyage solo véritablement.
J’ai pris le train pour la ligne Londres-Edimbourg, un classique du voyage en train en Grande Bretagne. Dans le wagon archi comble, pas de places assises. Je suis obligé de rester debout près de la porte.
Là, je fais connaissance avec une charmante Française. Nous discutons tout le trajet jusqu’à Edimbourg. Le temps est passé très (trop) vite.
Mais pour répondre à la question que vous devez vous poser, non, il ne s’est rien passé, elle avait un copain malheureusement.
Ce ne fut qu’un instant dans ma vie, pourtant, je n’ai jamais oublié cette fille. Je n’ai jamais pu la revoir, j’ai stupidement oublié de lui demander ou perdu son contact.
Ma première épave
Un plongeur se rappelle toujours sa première épave. La mienne fut le Sugar Ship au large des îles Perenthianes02 en Malaisie. Rien de très excitant quant à l’histoire de ce navire. Le Sugar ship ne fut qu’un navire de commerce qui sombra lors d’une violente tempête.
Mais qu’importe, les sensations sont bien là.
Une fois dans l’eau, je vide mon air, j’expire et je commence à descendre. Je regarde le fond. Peu à peu, une silhouette imposante apparaît. Au début, ce n’est qu’une ombre. Peu à peu, celle-ci se rapproche et des détails apparaissent.
Nous palmons dans sa direction, en quelques minutes, nous sommes juste au-dessus de l’épave. Magique.
On réalise, encore davantage, ce que le voyage apporte dans sa vie. Vous voyez ce que je veux dire ?
Et vous, quelques souvenirs à partager ici ?














J’adore la photo en Transylvanie, encore jeunot ahah 🙂
ha que le temps passe vite…:-)
J’en rigole encore pour la mâchoire… désolé 😉
Tous ces souvenirs sont super… C’est aussi ça le voyage
moi aussi, j’en rigole à chaque fois que j’y pense 🙂
C’est vrai, l’épisode de la mâchoire est géniale ! Moi aussi, je rigole. Mais sinon, il paraît que tu as fait pas mal de rencontres feminines pendant tes voyages 😉